Mickaël Poté est l’un des attaquants en forme de la sélection béninoise de l’heure. Evoluant à l’Apoel Nicosie en Chypre, le joueur a participé à la fameuse Ligue Européenne des Champions cette saison. Le Béninois a d’ailleurs inscrit deux buts dans les matchs de poule. Dans une interview accordée à nos confrères de football Ski, l’international Béninois a évoqué son arrivée à l’Apoel Nicosie, ses impressions sur la Ligue des Champions. Poté a aussi mentionné ses ambitions futures dans le football et son académie « Académie Pote Joseph» qui se trouve au Bénin.

L’attaquant béninois dit être un vrai passionné du football. Il trouve que tant que son corps va tenir le coup, il continuera à jouer au football : « J’aime le ballon. Je suis passionné, donc je ne me vois pas m’arrêter là. Je continuerai le football si mon corps me le permet. Je fais attention à mon hygiène de vie, ça me permet de me sentir encore bien à mon âge. Je n’ai pas de limites. Mon objectif est de jouer le plus longtemps possible en prenant du plaisir. Pour ne pas te mentir, il y a également le côté financier qui entre en jeu, je dois mettre ma famille à l’abri. J’ai toujours été sportif dans ma carrière. J’ai goûté ce que pouvait être le summum du football avec ces matchs de Ligue des Champions. Tout passe par des sacrifices, mais j’ai la chance de vivre de ma passion », a déclaré l’attaquant béninois qui pense partager sa passion avec les jeunes de son pays.

C’est dans cette optique que Mickaël Poté a mis sur pied, un centre pour former les jeunes footballeurs : « C’est une académie créée en 2012, au Bénin. En fait, je me souviens que, quand je jouais à Pro Evolution Soccer, on pouvait se créer une équipe et y mettre n’importe quel joueur, de jeunes joueurs, etc. J’aimais cette idée et je me disais qu’un jour, j’essayerai de faire cette équipe dans la réalité. En Afrique, disons que c’est plus facile de le faire, en comparaison avec l’Europe. Ici, il y a un manque d’infrastructures et de moyens, donc j’ai trouvé intéressant de créer cette académie. Je voulais aider les jeunes qui viennent de quartiers difficiles en leur donnant la chance de jouer au ballon et en créant des écoles. Lorsque l’académie a vu le jour, il s’avère que j’ai moi-même été dépassé par les événements, elle a rapidement marché et on a eu une demande importante. On a aujourd’hui la meilleure académie du pays. On a de très bons jeunes de 12 à 18 ans. Certains de nos premiers jeunes, qui avaient 12 ans à l’époque, ont maintenant grandi et jouent dans des équipes professionnelles du Bénin. Franchement, ça se passe bien et j’espère que ça va durer le plus longtemps possible. On a des enfants qui sont orphelins. C’est important de leur donner une chance de faire quelque chose de leur vie. De redonner de l’espoir. On a même un joueur qui a signé en Turquie », a relaté le Béninois qui compte par là, donner une chance aux enfants qui représentent l’avenir du football en Afrique.

Il trouve que son centre de formation est une ouverture des jeunes Africains vers le football professionnel : « Exactement. C’est pour ça que j’ai fait ça. Il y a des talents en Côte d’Ivoire, au Sénégal, mais au Bénin personne ne les connait. Quand je suis allé sur place, j’ai vu qu’il y avait beaucoup de talents sur place. Il y a des talents partout, dans chaque pays, mais il faut prendre le temps d’aller les chercher. C’est ce que j’ai fait, et j’ai été bien entouré. En Afrique, ce qui manque, c’est juste le cadre, les structures et le professionnalisme. On essaie aussi avec l’académie de mettre en place des stages qui sont bénéfiques pour nos jeunes, mais également pour travailler les tactiques et les encadrer. On a même eu la visite de Samuel Eto’o qui possède lui aussi un centre de formation », a-t-il dit.

Amical : Mickael Poté donne la victoire au Bénin face Gabon

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