CHAN 2018 : La CAF démontre encore une fois son incompétence

 

Dans le cadre des éliminatoires du CHAN 2018 le Togo a été débouté par la CAF malgré la pertinence des réserves contre le Bénin lors du match aller à Lomé et le retour à Cotonou pour des irrégularités flagrantes. La Confédération Africaine de Football brandit aux Togolais des arguments qui ne tiennent pas debout.

Les revendications du Togo

Le Togo protestait contre un certain nombre d’irrégularités qui, normalement devraient suffire pour disqualifier le Bénin mais hélas. Dans un premier temps, les Béninois se sont présentés à Lomé pour la manche aller de cette double confrontation sans les licences de leurs joueurs contrairement à l’article 39.1 du règlement de la compétition. Maintenant pour le match retour, les Togolais ont introduit une réserve qui concerne l’âge d’un joueur béninois nommé Sanni Mama Bah-Yere qui n’est pas concordant sur sa licence et son passeport au match retour.

Les arguments de la CAF

Pour le premier cas, la Confédération Africaine de Football qui s’est fait représenter par le Comité d’urgence a informé « avant le match que les joueurs du Bénin ne pourront pas présenter les licences locales à cause de l’arrêt du championnat béninois pendant 3 ans ». Au pays, les amoureux du cuir rond et les observateurs du football national se demandent pourquoi le Togo n’as pas été informé avant que les Béninois ne viennent à Lomé pour le match. Ainsi donc, la CAF a demandé et elle a obtenu une lettre d’attestation de la fédération béninoise de football confirmant que les joueurs concernés évoluent effectivement au sein des clubs béninois. Reste seulement à savoir si tout ceci est vérifié (ndlr). Par la suite, les copies des licences ont été reçues après le match. Autrement dit, la CAF a bel et bien autorisé le Bénin à disputer ce match aller (1-1) malgré les irrégularités remarquées par les Togolais.

Pour le second cas qui concerne la non concordance de l’âge d’un joueur béninois lors du match retour, la CAF estime que « la disparité d’âge n’a aucun impact sur la qualification des joueurs au sein de cette compétition ». Certains vont se demander alors l’importance des textes de la CAF pour cette compétition.

Tout compte fait, ça sent la fraude du Bénin à plein nez, de concert avec la CAF au détriment du Togo car nous ne pouvons pas évoquer cette double confrontation sans parler de ce tir au but injustement refusé au Togolais à Cotonou. Quand on observe bien le scénario en se référant aux différentes situations, on est presque tenté de dire que la CAF ne voulais pas que le Togo passe au second tour de cette compétition.

Référence à l’histoire

Les Eperviers avaient avaient connu des situations déplorables au Mali lors des éliminatoires de la CAN et du mondial 2006. Le public malien avait envahi le stade mettent en danger la vie des Togolais suite à un but de Sherif Mamah Toure dans les arrêts de jeu. Les forces de l’ordre ont dû recourir au gaz lacrymogène pour disperser la foule et évacuer les joueurs qui sont restés coincés dans les vestiaires pendant des heures. La CAF a géré cette situation assez mollement.

En 2007, les Togolais avaient été molestés à Cotonou où ils ont versé du sang alors qu’ils sont aller livrer un match de football. Certains confrères ont qualifié ce vilain spectacle de « Barbarie béninoise ». Cette institution n’a pas fait grande chose dans cette histoire pour réparer la peine causée aux Togolais.

Le Togo a perdu des vies dans le crash de Loungui toujours dans le domaine du football. Qu’est-ce-que cette CAF a fait pour punir la mauvaise organisation couplée de la négligence des Sierra Léonnais qui a coûté des pertes en vie humaine à la nation togolaise? Bon nombre de Togolais ne saurait le dire.

Les Eperviers ont été fusillés par les rebelles angolais dans l’enclave de Cabinda alors qu’ils partaient disputer la CAN 2010 de football. Lorsque les responsables du football togolais ont demandé que la délégation rentre au pays, cette CAF a sorti une sanction contre cette nation malgré la mort des Togolais dans cette histoire.

En 2013 lors des éliminatoires du mondial 2014, la CAF a autorisé la Libye à jouer un match contre le Togo dans ce pays alors que celui-ci vivait une instabilité politique. Les joueurs au stade entendaient des coups de feu qui retentissaient dans les villes environnantes. Qu’a fait le Togo à la CAF pour mériter ce manque cruel de rigueur dans la gestion des dossiers qui le concernent? De Issa Hayatou à Ahmad Ahmad, l’histoire ne fait que se répéter quand il s’agit de cette nation.

Réaction de la diplomatie togolaise

Contrairement aux autres pays, le Togo essuie très souvent des sanctions de la CAF. Si c’est pas le stade de Kégué qui est suspendu, c’est des sanctions financières dont est victime ce pays alors que les autres nations aussi causent assez souvent du tort à cette nation. On se demande pourquoi c’est toujours du côté sombre du tableau que se trouve le Togo quand la CAF doit trancher. En tout cas, la diplomatie togolaise doit peser de tout son poids dans la balance pour qu’à l’avenir, la CAF ne soit plus un adversaire du Togo lors des compétitions qu’elle organise car on a l’impression que la roue tourne au fil du temps mais la relation entre le Togo et l’instance faitière du football africain est tout sauf une belle et sérieuse histoire d’amour.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *